Dans le bus, dans les couloirs, en classe, aux toilettes, à la gym, à la cafétéria, sans relâche depuis l'âge de 12 ans, Jamie Nabozny a vécu l'enfer. "Dès que je montais dans le bus, les garçons me traitaient de
pédé et me bousculaient. Le conducteur n'a jamais bronché." Jamie a alors décidé de marcher 8 km tous les matins plutôt que de subir cette
humiliation quotidienne. Mais le harcèlement a empiré. Un jour, alors que le prof était hors de la classe, il a été
violé fictivement par plusieurs "camarades", pendant que les autres regardaient en riant. "Le directeur n'a même pas voulu me recevoir. Sa secrétaire m'a dit que les garçons étaient ainsi, et que si je continuais à jouer au
pédé, je n'avais qu'à assumer les conséquences." Lors de la rentrée suivante, alors que Jamie allait sur ses 15 ans, la violence est encore montée d'un cran. "J'étais devant l'urinoir dans les toilettes. On m'a poussé dedans en me donnant des coups de pied, puis on m'a
pissé dessus." Trempé et humilié, il va à nouveau demander la protection de l'administration de l'école. "Le directeur n'est pas sorti de son bureau, il a juste appelé mon père pour qu'il vienne me chercher." L'incident suivant l'a envoyé sur un lit d'hôpital. "Dix garçons m'ont jeté à terre, détruit mes affaires, et battu jusqu'à ce que je perde connaissance." Les
hémorragies internes, l'intervention chirurgicale, ainsi que les recommandations de la
psychologue de l'établissement l'ont cette fois poussé à quitter l'école. Jamie et ses parents ont alors osé ce que personne n'avait jamais osé auparavant: ils ont attaqué l'école en justice. Précédent historique: après deux ans de procédure, le directeur de l'école et deux de ses assistants ont été reconnus coupables de ne pas assurer la sécurité de leur élève, et condamnés à payer un million de dollars de dommages-intérêts.
Le cas de Jamie n'est malheureusement pas isolé aux Etats-Unis. Selon une étude,
19% des jeunes homos sont victimes
d'agressions physiques à cause de leur orientation sexuelle. Un collégien américain entend en moyenne des commentaires homophobes ("pédé", "tapette", "gouine", etc.) 26 fois par jour. Et dans
97% des cas, les enseignants
n'interviennent pas. Ce qui fait qu'un jeune gay sur trois quitte l'école avant d'obtenir son diplôme.
Témoignage réel isue d'un enfant vivant cette enfer au USA ( http://www.lambda-education.ch/ )
Vous aussi témoigner de vos épreuve passer, cela aidera sans doute d'autre personne a passez le seuil de la parole !